Dans un système scolaire principalement fondé sur l’écrit, l’enfant qui connaît des difficultés de lecture en fin de CP est un enfant fragilisé partant avec un retard qu’il a peu de chance de combler.

Un rapport publié en 2007 par le Haut Conseil de l’Éducation révélait une situation inacceptable : en France, « 4 écoliers sur 10, soit environ 300 000 élèves, sortent du CM2 avec de graves lacunes ». Selon ce même rapport, la grande majorité de ces élèves avait déjà des problèmes de lecture au CP.

Malgré ce cri d’alarme, aucun effort significatif n’a été entrepris depuis pour enrayer cet échec.

De nombreux exemples montrent pourtant qu’il est possible d’apprendre à lire à tous les enfants. Or, les écoles françaises obtiennent des résultats très inégaux et l’avenir d’un enfant dépend aujourd’hui de l’établissement qu’il fréquente, ce qui est profondément injuste !

C’est pourquoi je soutiens les propositions suivantes du collectif Permis de lire !

1) La classe de CP étant le moment crucial où se joue l’avenir de chaque enfant, la nation doit s’engager à concentrer ses efforts sur cette classe afin que tous sachent lire en entrant au CE1. Cet engagement doit être inscrit dans les textes de loi.

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Le code de l’éducation indique que la maîtrise de la lecture fait partie des compétences exigées en fin de scolarité, dans le cadre du socle commun de connaissances. Cet objectif trop lointain n’a pas d’effet sur l’enseignement initial de la lecture. Le code de l’éducation doit fixer un objectif à la fin du CP qui mobilisera les acteurs impliqués dans les apprentissages fondamentaux.

2) Parce qu’apprendre à lire à tous les enfants est un défi qui engage l’Éducation nationale ainsi que d’autres acteurs (familles, associations, municipalités, etc.), il faut que soit créée une autorité indépendante qui fera connaître l’efficacité des pratiques mises en œuvre dans ce domaine et pourra recommander les meilleures d’entre elles.

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L’objectif fixé dans la première proposition ne pourra être atteint que s’il y a une réelle mobilisation de tous les acteurs concernés par l’enseignement de la lecture. Une autorité indépendante pourra mesurer les efforts entrepris et contrôler les résultats obtenus. Elle pourra demander une évaluation de l’efficacité des différentes pratiques et méthodes actuellement mises en œuvre dans les classes
et en tirer des recommandations publiques. Elle devra s’intéresser aux résultats obtenus par les écoles, aux efforts développés pour améliorer la formation des enseignants intervenant dans l’apprentissage initial de la lecture. Elle s’occupera aussi de tout ce qui est fait avant le début de l’apprentissage pour mieux le préparer, par les municipalités et les écoles maternelles. Elle pourra aussi mesurer la contribution des parents et la faciliter.

3) Parce qu’apprendre à lire à tous les enfants d’une classe est difficile, et nécessite des connaissances et des savoir-faire spécifiques, il faut que la formation initiale et continue des professeurs des écoles comprenne une part importante consacrée à l’enseignement de la lecture, aux différentes méthodes existantes et à leurs résultats.

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Pendant ces cinquante dernières années, de nombreuses manières d’enseigner la lecture ont vu le jour. Certaines, toujours pratiquées dans les classes, obtiennent des résultats désastreux, et s’avèrent peu rigoureuses et incomplètes ; d’autres ont de très bons résultats auprès des élèves, respectant les principes de l’enseignement de la lecture et sa progression afin d’amener un enfant vers une lecture habile et de le rendre autonome. Aujourd’hui, il est temps de recueillir et de diffuser l’expérience d’enseignants chevronnés, les résultats des différentes études et recherches pour améliorer l’enseignement de la lecture en France.

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Commentaires

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De façon plus générale :
Pourquoi ne pas envisager comme dans certains pays, une entrée au CP avancée ou différée (de 5 à 7 ans) de façon à permettre à tout enfant une entrée dans les apprentissages lorsqu'il est prêt?
ou Mettre deux enseignants sur le CP pour palier aux moindres difficultés scolaires et ainsi empêcher tout retard dans les apprentissages ou créer une classe de la 2e chance entre le CP et le CE1?
Quant à la lecture, avoir pour objectif la suppression de l'apprentissage de la lecture par la méthode semi-globale encore trop présente de nos jours et avoir comme but de fin de CP le "savoir lire et écrire".

Mon fils a bénéficié de la méthode KIMAMILA. Aujourd'hui en CE2, il ne sait pas lire, bien qu'il soit très futé. Le pire c'est que le maitre de CP ne s'est rendu compte de rien. Mon fils n'a bénéficié d'aucun soutien durant cette année là et la fiche trnasmise à l'enseignante de CE1 sur lui ne faisait part d'aucune difficulté particulière. A noter qu'en math ce n'était pas mieux. En début de CE1, nous avons repris tous les deux une méthode alphabétique (Léo et Léa) qui l'a bien aidé. Mais il souffre encore beaucoup de ses difficultés, malgré le soutien de l'orthophoniste et la pris en compte par le docteur QUERCIA de BAUNE de son trouble proprio-céptif. A la base, il souffre sans doute d'une petite dyslexie, mais s'il avait bénéficié d'une bonne méthode de lecture, je suis convaincue que ses problèmes auraient été bien moindre.

en réponse à Ghislaine du 28/09 je suis entièrement d'accord avec elle car moi-même je savais lire à 4 ans et demi ce qui m'a permis de dévorer les livres de la contesse de Ségur alors que l'étais placée dans ma chambre en quarantaine pour cause de scarlatine. C'était en 1947 époque de méthode syllabique dite ringarde mais qui a fait ses preuves.

Je suis enseignante. Aprés de longues années de travail et de recherche, j'ai trouvé les activités nécessaires pour pouvoir lire(décoder) en vingt séances qui reposent sur un travail attractif. J'ai eu le visa du ministère Tunisien. J'espère que mon travail sera expérimenté pour résoudre ce problème. Merci

Je vous comprends tout à fait.
mon fils avait appris en CP avec "Daniel et valérie" a été très dysorthographique, voir dyslexique.
on ne m'a rien dit. En sixième j'ai dû le faire rééduquer en orthophonie et en 4è ou seulement en 3è il a commencé à mieux orthographer et à trouver du plaisir à lire. Heureusement il avait gardé son année d'avance et a pu passer son bac S à 17 ans et ensuite faire un DEA d'économie.
Courage...

J'ai appris à lire à nos deux fils avec le B-A Ba: ils ont su lire à 3 ans et demi et à 4 ans et demi. Je refusais (à la fin des années 1960) les méthodes globale et semi-globale : elles reposent sur une idéologie absurde qui veut rendre tout apprentissage ludique et attrayant. C'est mettre "la charrue avant les boeufs". Nos fils ont fait une bonne scolarité et sont entrés à HEC. Une lettre=un son. Et ce n'est ni rebutant ni compliqué! Et même cela va assez vite, si on répète les exercices vocaux avec des lettres écrites en gros...

"il faut que soit créée une autorité indépendante qui fera connaître l’efficacité des pratiques mises en œuvre dans ce domaine et pourra recommander les meilleures d’entre elles."
Désolée : autant je comprends votre démarche qui est la suppression de la méthode globale ou semi-globale et le retour à la méthode syllabique, autant je refuse de vous suivre sur cette voie. Créer un nouveau fromage inutile ne règlera rien. Seuls, l'autonomie des écoles et le chèque éducation permettront aux parents de choisir l'école de leurs enfants et d'aller vers celles qui obtiennent des résultats. Ainsi les dangereux "idéalistes" de l'éducation nationale ne pourront plus nuire en imposant des programmes irréalistes.

Les enfants peuvent reconnaitre les lettres dès 2-3 ans. La présence de posters, la lecture faite le soir aux enfants, les jouets simples, le dessin, beaucoup de choses peuvent les aider avant qu ils n arrivent au cp.
Plus le niveau d apprentissage est mis bas, plus nos enfants auront des problèmes. Les programmes actuels font peu pour enseigner aux enfants qui n ont pas eu beaucoup d attention a la maison, et delaisse complètement ceux qui savent déjà un peu lire et compter.

Placons plutot la barre haute, et mettons les moyens pour aider ceux qui auront des troubles.
Le succès d un enfant, ce sont beaucoup de sacrifices de la part des parents, mais aussi un système scolaire qui suit.

J'avoue ne pas me souvenir de ce qu'est apprendre à lire. J'ai "sauté" le CP, cela devait être en 1960, parce que je savais déjà lire (et additionner et même soustraire, pour des petits nombres). Je n'ai pas souvenir non plus d'avoir appris à la maison avec mes parents (ce qui a du pourtant advenir), mais je me souviens très bien avoir eu une boîte de cubes avec des lettres. Je suis néanmoins persuadé de la valeur de la méthode associant lettre et son, puis formant des syllabes, ... Et au delà de la lecture, souvenons-nous qu'il y a aussi l'écriture. Mes collègues de LYCEE (général)! en sont en seconde, à refaire des exercices de différenciation de terminaisons des verbes (en er, é, és, ées, ait, aient, ...). Vu aujourd'hui même, 5 octobre 2011.

Entièrement d'accord, Madame !

Il faut que l'enfant soit encouragé dans sa démarche par l'attitude de sa famille. L'indifférence des proches ruine tous les efforts. L'enfant qui sait lire à Noël a droit à l'admiration de tous ceux qui sont sensés l'aimer et non à des réflexions du genre "tu me montreras ça tout à l'heure quand j'aurai fini de lire le journal" ou "quand le match/ le film sera fini". L'attention aux efforts de nos enfants est une priorité absolue.

Intervenant auprès d'élèves du CP jusqu'en 1ère pour des enseignements pratiques dans quelques sciences de la nature, je constate dans tous les âges les mêmes lacunes graves, proportionnées à chaque âge bien sûr : incompréhension des consignes écrites et orales, questions sans lien avec le sujet exposé, absence d'auto-contrôle de bonne exécution, écriture mal formée, élocution défaillante, imagination déconnectée de la réalité, insuffisance du recours au dictionnaire, absence de méthode de travail, comportement inconséquent, peur infondée fréquente devant le moindre insecte.
Je comprends les enseignants qui n'en peuvent plus, laissent faire et dépriment. Ils sont à la base du système et n'ont quasiment rien au-dessus d'eux pour les soutenir efficacement et durablement.
L'édifice éducatif est donc à reconstruire totalement.

Les exemples donnés sont spectaculaires mais il est difficile de savoir dans quelle mesure ils reflètent une situation générale. Professeur à la retraite, je viens de signer le manifeste, mais avec une lourde question en tête: comment imaginer cette "autorité indépendante"? L'Éducation Nationale, le trop fameux mammouth, monstre de plus en plus écrasant, a les pleins pouvoirs sur notre système éducatif. Une "autorité indépendante" devrait donc être libérée de cette tutelle centralisatrice. Ce serait une révolution au sens fort et je ne vois pas comment on pourrait la mettre en route.
Ce n'est évidemment pas une raison pour désespérer mais en attendant, il faudra aux enseignants du primaire un formidable courage pour aller à contre-courant et "mettre la gomme" sur l'apprentissage intransigeant de la lecture et du calcul au détriment des activités d'éveil qui prennent trop de place et, la plupart du temps, n'éveillent pas à grand-chose si ce n'est à l'art de discuter d'un peu tout et de beaucoup de rien.

En lisant le manifeste et les exemples de texte fournis par des élèves de 6eme, je crois voir les écrits de mes propres enfants... 3 enfants en difficulté d'écriture sur trois... Nous sommes pourtant une famille de lecteur, nous leur lisions des histoires quotidiennement lorsqu'ils étaient petits, on ne peut pas dire que toutes les chances n'étaient pas réunis. Déjà très à l'aise en dernière année de maternelle, tant avec l'écrit qu'avec les sons... pourquoi cela n'a t-il pas suivi en arrivant au CP ???? Nous sommes depuis abonnés à l'orthophoniste depuis de nombreuses années qui pour mon avis, pallie simplement le manque de compétences de l'école et tente un peu tard de rattraper ce qui aurait du être su...
En attendant, nos enfants sont pénalisés parce que, ne décryptant pas correctement les consignes et textes, ils ne réussissent pas dans les autres matières à la hauteur de leurs capacités intellectuelles. Du fait, ils se découragent, voyant qu'ils doivent toujours faire plus d'efforts pour maintenir leurs résultats, ils se sentent pénalisés...

helas j'ai 83 ans et nous avions de vrais INSTITUTEURS même
pas professeur des écoles !

ps je ne généralise pas, tout a l'honneur des enseignants qui font leur

travail avec AMOUR

Mes deux enfants sont des 'sacrifiés' de la méthode globale ! Ma fille (qui a aujourd'hui 20 ans) réclamait d'apprendre à lire en moyenne section mais l'institutrice s'y est opposée. Au CP, elle eu droit à Ratus et disait elle-même : la maîtresse ne m'apprend à lire, elle m'apprend à apprendre par coeur et en plus, elle est méchante. Bref, catastrophe : j'ai fini par lui apprendre moi-même avec les moyens du bord. A l'époque, pas d'association comme la vôtre et une mise à l'écart systématique des parents par les enseignants. Elle a été considérée comme limite débile, a détesté l'école jusqu'en 1ère, a obtenu son bac avec 15,8 de moyenne et fait aujourd'hui de brillantes études. Même punition pour mon fils (Gafi) qui a même été diagnostiqué dyslexique, dysgraphique et dysorthographique. En réalité, il était juste très en avance et rebelle sur ces méthodes. Je passe sur la dizaine d'années de bataille avec l'éducation nationale. Ayant perdu toute confiance en le système, il a fait la 1ère et la term au CNED en travaillant avec moi et qlq profs en sciences. Il a eu son bac S à 16 ans et est étudiant. Il lit mal, déteste lire et n'a jamais fini aucun livre (heureusement qu'il est fort en math !). Quelle tristesse ... Merci l'école française !

3 heures du samedi matin supprimées, 1h30 de français supprimée au profit d'un sabir américanoïde, une méthode de lecture adaptée au photocopiage névrotique, plus d'évaluation des connaissances mais des compétences, de la concertation coercitive, des "notes de service" sommatives et d'innombrables activités bougistes, ... voilà aussi ce qu'il faut supprimer dans l'enseignement élémentaire en remettant le maître au centre.

Professeur des écoles depuis 10 ans, force est de constater que la méthode globale n'est plus (Dieu merci!!) appliquée dans les écoles et que le bon sens reviens.
Je souhaite cependant apporter une réflexion; l'implication des parents, rigoureuse et régulière est indispensable. Reprendre ce qui a été appris, faire réciter par coeur les leçons , bref, suivre au plus près les apprentissages sont des éléments clés de la réussite scolaire des enfants. Trop de parents débordés se déchargent sur l'école estimant qu'ils n'ont pas à refaire à la maison ce qui a été étudié.
De plus, la place grandissante consacrée aux écrans (ordinateur, télévision, téléphone, jeux vidéos...)ne fait que réduire celle dédiée à l'étude, à la lecture.
Sans compter les emplois du temps de ministre de certains enfants qui enchainent activités sur activités et n'ont même plus le temps de s'ennuyer!!!
Franchement;comment voulez-vous qu'un enfant dont les parents ne s'impliquent pas dans sa scolarité, qui passe des heures à jouer sur une console de jeux vidéo et cumule plusieurs activités extra-scolaires réussisse? Moi je ne sais pas. Et j'en vois de plus en plus!

Ce que je sais, c'est que l'on tombe un peu trop facilement sur le dos des instits qui quand même, font leur travail honnêtement!
Et même si les méthodes "post-soixantuitardes" ont fait des ravages je pense que bien des parents (bien sûr, pas ceux qui signent cette charte)feraient mieux de s'interroger et de se remettre en cause. L'éducation, c'est à la maison qu'elle commence. C'est à la maison que l'on doit apprendre dès tout petit le goût de l'effort et du travail bien fait.
Tous les jours j'ai en classe des enfants qui ne tiennent pas en place, dont l'attention est très limitée et qui n'ont aucun sens du travail ni de l'effort.
Et c'est dur.

Pour terminer, faisons place au bon sens et oui revenons à des méthodes plus traditionnelles, sans tomber pour autant dans un obscurantisme de mauvais aloi. Et surtout, il faut que chacun des parents (on a besoin de vous les pères!)soit derrière ses enfants.
Sans cela, je ne vois pas d'issue .

orthophoniste retraitée, j'ai eu, à maintes reprises,l'occasion d'apprendre à lire, c.à.d apprendre à comprendre ce qui est déchiffré,à des enfants trisomiques et à des enfants de niveau intellectuel faible;
cela est possible;
avec des méthodes rigoureuses assorties d'une bonne qualité de relation pédagogique aucun enfant tout venant ne devrait échouer dans l'apprentissage, sauf si son envie d'apprendre a été abîmée.

Parfaitement d'accord avec bon nombre de réfléxions, particulièrement avec ce dernier. Je sais que c'est difficile pour des couples qui travaillent tous les deux mais c'est possible! J'ai des exemples. Il faut que les parents comprennent qu'ils ont un rôle de base vital et irremplaçable; il ne s'agit pas de cocoler les enfants de les couvrir d'objets vite délaissés mais de leur apprendre à attendre, à désirer; c'est le meilleur moteur. "Pas tout, tout de suite" c'est une catastrophe. Si les instituteurs sont parfois trop laxistes, les parents sont aussi très responsables. Il y a eu dans notre histoire d'autres périodes très inquiétantes, ce n'est pas nouveau, mais il faut réagir et former des hommes et des femmes solides.

enseignante durant des années à Madagascar j'approuve qu'il est impossible aux enfants de continuer sans une lecture parfaite au primaire

Je suis d'origine portugaise et j'ai appris à lire à l'âge de 4,5 ans. Ayant été formateur dans divers domaines, avec succès, le sujet de la transmission du savoir me parait fondamental.
De mes nombreuses éxpériences j'ai retenu que la première condition pour la transmission du savoir consiste dans l'intérêt que l'éducateur, parent ou professeur, peut susciter chez l'aprenti. Ce n'est pas par hasard que les meilleurs élèves sont en général issus de familles attentives à leur progéniture. Les professeurs eux mêmes devraient être formés à ce processus, beaucoup de nos anciens professeurs étaient très compétents, mais incapables d'intéresser leurs élèves. De nombreux enseignants ne sont pas faits pour le métier.
Le contrôle de connaissances des élèves et des résultats de chaque enseignant en fin d'année,tenant compte de ses conditions de travail, devraient être systématiques.
Les longues périodes de vacances cassent le rythme de travail, les congés devraient être raccourcis, les semaines scolaires devraient être de cinq jours et l'école le samedi suprimée.
Nous nous rapellons tous que les professeurs les plus estimés n'étaient pas les plus complaisants. Rendons leur l'autorité necessaire à l'exercice de leur métier.
L'entrainement de la mémoire, l'aprentissage de dates et de formules est indispensable, mais négligée.
Les parents devraient être responsabilisés par les conditions physiques, mentales et la discipline de leurs enfants et leur laxisme par rapport à la télé et à l'informatique admonestée. Nous avons des rêglements de plus en plus contraignants par rapport au code de la route ou à l'alcool, pouvons nous impunément délaisser nos enfants? Beaucoup de parents ont besoin eux mêmes d'être éduqués.
Il me semble indispensable de cesser de créer chaque année une méthode "rebondissante". Il faut faire confiance à celles éprouvées et au bon sens de chaque enseignant.
La laïcité républicaine doit être apliqué dans toutes les activités scolaires. Le manque de moyens ou la mauvaise utilisation des mêmes, source d'échec dans la vie, coûtera plus tard à la société des milliards en postes de policiers, ass. sociales, juges, prisons et sera une source de violence et incivilités de toute sorte.
Sanctionnons les canditats politiques par rapport à la rectitude de leur conduite, à l'intérêt qu'ils portent à leurs concitoyens et d'abord aux plus importants et les plus fragiles, les enfants.
Depuis des années que nous sommes tous des lâches ou des naïfs, qui acceptons tous leurs mensonges, le besoin de satisfaction de leur ego et leurs promesses non tenues.

Comme vous tous je suis inquiet d'une possible dégradation de l'apprentissage de la lecture. Comme vous tous je suis convaincu que savoir lire est une clef indispensable au développement intellectuel, un sésame pour réussir ses études et sa vie. Je pense que l'école a sa part dans l'échec ou la réussite des enfants, même si elle n'est pas seule en cause. Je signe donc ce manifeste mais je le fais avec deux réserves.

La première, de forme, vient d'un petit côté "c'était mieux avant" qui me gène. Certes, il est plus le fait des commentaires que du manifeste, mais il me semble le signe d'une possible dérive. C'est tourné vers l'avenir que l'on devrait penser au sort des enfants.

La seconde tient à cette autorité indépendante que le manifeste appelle de ses vœux. La probabilité me semble forte que la puissance publique, si d'aventure elle décidait de donner suite à ce manifeste, profite de cette louable proposition pour accoucher d'un machin à machiner dont elle a le secret et qui aura la double fonction d'enterrer le projet et de bercer nos inquiétudes de rassurants rapports. Il n'y a pas d'autorité indépendante qui tienne dont le fonctionnement dépende de l'état. En matière d'éducation moins encore qu'en d'autres domaines.

Quoi qu'il en soit, merci de cette initiative.

Il faudrait aussi cesser d'être candide et aussi dénoncer qu'il y a un lien direct entre la methode globale et la progression de l'illetrisme et la dégringolade régulière du classement européen et mondial de la qualité de nos école et de nos universités.
Devant cette catastrophe nationale qui fait fuir toutes les familles qui en ont les moyens vers le privé, que tous les ministres dit de droite se soit couchés devant le lobby de quelques "pédagogistes" dont la nocivité n'est plus à démontrer laisse pantois.
On ne va tout de même pas nous faire croire qu'ils n'ont pas les moyens de s'assurer le soutien d'une immense majorité de l'opinion et des familles et de décridibiliser les saboteurs de l'école. Ne serait ce que par démagogie, ce serait un succés à bon compte et salutaire.
La question qu'il faut aussi se poser, avant de rappeler les bonnes méthodes de lecture/écriture qui on fait leur preuve est : "Pourquoi donc le ministre s'obstine t il à maintenir des méthodes aussi nocives ?"

Il est scandaleux de continuer l'apprentissage de la lecture par les méthodes globales semi globale ou à démarrage global alors que les neuro-sciences permettent de valider l'apprentissage syllabique comme le démontre M. Stanislas DEHAENE, professeur au Collège de France, titulaire de la chaire de psychologie cognitive expérimentale et membre de l’Académie des Sciences, est l’auteur de l’ouvrage « Les neurones de la lecture », publié en août 2007 aux Editions Odile Jacob.

Ce livre remarquable montre ce qu’est aujourd’hui « la science de la lecture » et en quoi ses apports peuvent permettre d’adapter les propositions pédagogiques aux exigences du fonctionnement cérébral.

Bonjour à toutes et à tous,
J'ai un cas de conscience alarmant quant à la rigueur de certains de nos enseignants !
Lorsque je corrige les devoirs de ma fille en CM2, il m'est quelque peu douloureux de lire ses leçons pleines de fautes, alors que le maître est déjà passé par là en relisant la leçon et regardant si elle est bien notée !
Il est vrai qu'on pourrait me répondre : "que celui qui n'a jamais commis de fautes, qu'il me jette la première pierre !"
Or, il me semble que les enseignants devraient réellement être plus vigilants quant à la tenue des cahiers de nos enfants, et prendre le temps pour cela, car il en va de leur responsabilité de ne pas induire en erreur nos enfants ! Tout comme il en est de la mienne, en tant que maman, de contrôler ses devoirs et vérifier si les leçons sont sues et les exercices corrects !
Surtout, je pense qu'il faudrait créer une classe charnière entre la maternelle et le CP, puis une autre entre le CP et le CE1 afin de pouvoir contrôler avec plus d'application l'assimilation des acquis !

Et ce qui m'effraie, c'est l'approche de la 6è, car de très peu de devoirs en primaire, on arrive à des tonnes au collège et les enfants se trouvent croulants sous la tonne de devoirs ! Je ne dis pas qu'il ne faille pas de devoirs, or, la manière de contrôler n'est pas assez probante car elle ne tient pas compte de la personnalité de l'enfant, et que certains assimilent vite, d'autres non, et pour ceux-là, on n'a pas le temps !
Et ne parlons pas de la honte que j'ai quant à l'apprentissage des langues étrangères, où, au bout de 7 années quand tout va bien, l'enfant est incapable de tenir une conversation simple et basique et est obligé de s'expatrier pour apprendre une langue ! Quand même, au bout de 7 ANS et ne pas savoir parler une langue... c'est assez désolant !

Il y a un grand travail de fond à faire, car les enfants de maintenant ne sont pas ceux que nous étions, leur intelligence fonctionne beaucoup facilement avec les technologies modernes, aussi serait-il peut-être plus judicieux de les intégrer au cours dit "classique" !

Une chanson écoutée plusieurs fois rentre dans la tête, mais une leçon écrite ou un polycopié non, ou alors au bout de quelques longues heures !

Qu'en pensez-vous ?

Il n'y a pas hélas que les enfants de CP qui ne savent pas lire! l'orthographe "minimum" n'est pas même respecté dans les sous-titres imposés maintenant dans certaines chaînes de télévision. LAMENTABLE !

Je suis enseignante J"ai une méthode d"apprentissage de la lecture attractive et rapide" 20" séances maximum corrigés par des encadreurs Tunisiens.